Renaissance du Château de Musinens - Bellegarde-sur-Valserine (Ain)

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Mai 2012

Échos des expos de mai au château

Expositions Patchwork - Grand Tétras

Il n’est plus besoin de le souligner, l’éclectisme est bien la règle qui préside au choix des expositions présentées par « Renaissance du château de Musinens ».

Du samedi 12 au dimanche 20 mai, la « Chapelle » et la « Chambre de la reine » accueillaient les patchworks de Catherine Gelin, alors que la « Salle de la tour » était, elle, dédiée à une exposition sur le grand tétras.

L’accueil était assuré par la présidente Janine Saint-Oyant et le vice président Jean Robin. Tous deux insistaient immédiatement sur le point commun de ces deux manifestations : la sauvegarde !

Sauvegarde d’un animal emblématique de nos forêts de montagne, sauvegarde d’un savoir faire ancestral, ajoutons : dans le cadre de la sauvegarde d’un château huit fois centenaire ! Le patrimoine prend des formes parfois inattendues dont le point commun est la connaissance et la nécessité, voire l’obligation, de conservation. Il en va peut-être de la survie de notre propre espèce !

Le patchwork est la passion de Catherine Gelin depuis une bonne dizaine d’années. Ce travail minutieux de récupération et d’assemblage de morceaux de tissus remonte à l’Antiquité égyptienne. De l’utilitaire au beau ! Sans aller aussi loin dans le passé, on ne peut s’empêcher de penser, en écoutant Catherine, à ces « Pénélope » de tous les temps qui tiraient l’aiguille dans le coin le plus lumineux du château en pensant à leur chevalier de mari guerroyant au loin ! Exorciser l’ennui, la peur… le quotidien des « Dames du temps jadis » ! A cette occasion, Catherine offrait à l’association l’une de ses créations personnelles dont les motifs ne sont pas sans rappeler les armoiries qu’arboraient jadis les chevaliers.

Le grand tétras, ou coq de bruyère, est encore bien présent dans nos forêts, même s’il se fait rare. Il est de toute façon toujours très discret. Ce gros oiseau, d’environ 5 kg, mérite donc l’attention de tous, son observation étant assurée par le groupe « Tétras Jura » créé en 1991. Régis, qui en est membre, donnait toutes explications en parcourant les différents panneaux de l’exposition. La pression des activités humaines — exploitations forestières, aménagements touristiques, morcellement des zones d’habitat et dérangements divers à des moments cruciaux de sa vie — expliquent la raréfaction du tétraonidé.

En fin d’après-midi, Anaïs Mottet, animatrice du groupe, présentait l’animal, son biotope et les exigences de sa vie et de sa survie. Le film « Grand coq, petit espoir » et les très belles images d’un milieu que beaucoup reconnaissaient, parachevait cet après-midi d’informations.

Le Grand coq sera-t-il le « Phénix des hôtes de ces bois » ? C’est nous qui avons la réponse !


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