Renaissance du Château de Musinens - Bellegarde-sur-Valserine (Ain)

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4 novembre 2018

Conférence « Voir 14-18 en peinture(s) »

L’Association Renaissance du Château de Musinens
vous invite à la Conférence préparée par Juan LOPEZ,
« Voir 14-18 en peinture(s) » le samedi 10 novembre à 18 h.

Longtemps, l’art et la peinture ont célébré le courage, le patriotisme et le sacrifice de soi, en représentant des héros illustres – comme ceux de l’Iliade mais plus largement à travers toutes les périodes historiques . Cette inspiration est aussi due au fait que les œuvres qui traitent de la guerre étaient souvent des commandes, afin de valoriser un chef, un État ou un gouvernement .
Par ailleurs, avant que n’apparaisse la conscription, en 1914 – et à de rares exceptions –, les artistes contemporains des guerres qu’ils représentaient n’y participaient pas eux-mêmes.
Pour la « Grande Guerre » , les artistes peintres (mais aussi écrivains, sculpteurs, musiciens) sont massivement mobilisés, voire s’engagent volontairement, portés par un élan patriotique.
Aussi vont-ils raconter, peindre, dessiner ce qu’ils vivent et ce qu’ils voient, transmettant ainsi d’authentiques témoignages.
De part ses caractéristiques nouvelles de GUERRE TOTALE, la première Guerre Mondiale opère une rupture dans les manières de combattre et de représenter la guerre.
Dans chaque pays, des artistes en âge de combattre sont mobilisés et souvent côtoient de très près l’horreur.
Le conflit s’enlise, c’est la guerre des tranchées avec l’utilisation massive de l’artillerie et du gaz. La représentation « guerrière » artistique traditionnelle et classique, appelée la « Peinture d’histoire », ne suffit plus.
La figure du héros guerrier disparaît au profit d’une masse de soldats de même que se modifie profondément le regard que portent les artistes sur la guerre, ces derniers délaissant petit à petit une forme d’exaltation pour une dénonciation de la violence et de la barbarie.
Les artistes vont donc « inventer » de nouvelles formes plastiques et picturales pour rendre compte de la guerre « moderne » et de ses effets.
À travers la mise en perspective et l’étude des œuvres de quelques plasticiens représentatifs de cette mutation (représentations, techniques, formes) cette
conférence nous invite in fine à réfléchir sur la capacité de l’ART à représenter le réel fut-il « barbare ».


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