Association Renaissance du Château de Musinens - Bellegarde-sur-Valserine (Ain)

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Mars 2013

Vidéo-conférence au château

Trois Dames de Musinens

Pour clore les « Journées de la femme », Renaissance du château de Musinens proposait samedi 23 mars une vidéo-conférence donnée par son vice-président JF Terraz, sur le thème « Trois Dames de Musinens ».

Remis dans son contexte par Annie Tournier, maître d’œuvre de ces deux semaines riches en événements, l’exposé pouvait débuter devant une salle comble.
Toutes furent « Dame de Musinens » car compagne d’un seigneur.

Mattel de Moisenens est la première Dame connue. Elle vécut au milieu du « beau XIIIe siècle », une époque propice à l’agriculture et donc à de notables progrès de la condition humaine. Mattel, mariée à Guichard de Musinens, noble adoubé chevalier, confortait son statut de Dame en lui donnant cinq enfants dont quatre garçons susceptibles d’assurer sa descendance. Les détails de sa vie quotidienne étaient illustrés par quelques enluminures extraites du très raffiné « Codex Manesse », grand recueil de poèmes courtois du début du XIVe siècle que beaucoup d’auditeurs découvraient à cette occasion.

Hélène de Châtillon vit passer Musinens du duché de Savoie au royaume de France en 1601. Née en 1560, à la fin de la Renaissance française, elle vécut très vieille – plus de quatre-vingt-huit ans – à une époque très dure où tout se ligua contre elle, mais elle fit face. Après lui avoir donné sept enfants, elle seconda vaillamment son mari Jean Amédée de Bouvens, officier du duc de Savoie qui défendit la citadelle de Bourg attaquée par les troupes d’Henri IV. Il est l’un des principaux héros du château.

Marguerite Françoise de Marron de Meillonnas fut la dernière Dame de Musinens. Membre d’une prestigieuse famille qui créa la faïencerie de Meillonnas, elle fut l’épouse de Charles-Joseph de Bouvens, descendant d’Hélène. Elle vécut la Révolution française, ses prémices, ses violences de la Terreur pendant laquelle deux de ses cousins Marron furent guillotinés à Lyon. Elle en réchappa, comme le château dont les archives seules partirent en fumée…


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