Renaissance du Château de Musinens - Bellegarde-sur-Valserine (Ain)

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Juin 2011

Un bel après-midi culturel au château de Musinens

Les invités de « Renaissance du château de Musinens »

28 mai 2011, Roselyne Carrier-Dubarry, invitée par « Renaissance du château de Musinens » présentait 22 œuvres entre aquarelles, acryliques et huiles, emmenant en voyage au gré des toiles, tous ceux qui sont venus dans la grande salle du château.
« Ce n’était pas un regard sur une peinture, c’était entrer dans le tableau avec son regard, ses mots et son cœur ».


Roselyne Carrier-Dubarry en compagnie de Jean-Pierre Fillion,
premier adjoint, et de son épouse.

Des moments forts en émotion pour un public captivé, dont certaines paroles murmurées donnent la mesure : « vous êtes aussi lumineuse que vos peintures » ou, « j’ai passé un après-midi avec un ange ».

Le soir venu, le vent faisant flotter les voiles qui protégeaient la cour, c’est Yves Fouillat, troubadour des notes qui, à partir d’instruments à cordes insolites, proposait un voyage musical à travers les siècles et le monde, tantôt aux accents forts du « Titanic  », tantôt en relaxation grâce au psaltérion. Et quelle magie dans la correspondance entre les sept notes de la gamme et les sept couleurs de l’arc-en-ciel, dans ce récital interactif d’une exceptionnelle qualité pendant lequel l’artiste a su communiquer sa passion pour la musique !

Yves Fouillat au psaltérion

En fin de soirée, Roselyne, poétesse - peintre, offrait à l’association Renaissance, « la gisante » - huile -, qu’elle aimerait voir aux cimaises de la chapelle du château, ainsi que le texte qui l’accompagne.

La gisante

A Ilaria del Carretto (1379-1405)

« Je suis morte hélas, j’étais si jeune encore et ardente de vie ; j’étais de fougue, de rivières, aimant l’odeur de l’herbe, mes champs de vertitude. Jeune et belle, je mordais la vie à pleines dents, laissant le vent caresser ma peau aux heures du soir.

Me voilà en repos, comme l’était Juliette à l’heure du tombeau. J’ai si froid en la pierre et mon sang s’est figé ; comme ces grands fleuves du Nord, je suis prise en la glace. Je voudrais vivre encore.

Puis la poétesse est venue en son âme de peintre. Sa bouche effleura mon linceul, elle a murmuré : « tu vivras dans le cœur des autres, je te peindrai ».

De l’huile et du pinceau elle a caressé mon visage en un long effleurement, j’ai senti le souffle de sa bouche alors qu’elle peignait sur sa toile. J’ai vibré de couleur, la glace qui gelait mes veines a fondu en un grand tressaillement ; je suis devenue rivière aux pays des souvenirs et des amours passées.

Il vous semble que je dors encore ? Regardez-moi, vous surprendrez bientôt l’ouverture des paupières, ces fenêtres de vie. Il vous suffit d’attendre en contemplant la toile, je vous rendrai regard en votre âme.

J’étais une gisante, j’étais si jeune encore : je vivrai bientôt, par la magie du pinceau et de la poésie, au château des rêves d’enfant du peintre qui me donna vie »


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